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Les “jardiniers municipaux” se sont engagés sur la voie de l’écologie urbaine et de la gestion raisonnée des espaces verts de la commune depuis plusieurs années. Ils mettent en œuvre au quotidien une conception et une gestion des espaces qui préservent le patrimoine vert dans le respect de la biodiversité et de son développment.

Cette démarche, pensée dès la conception de nouvelles réalisations, se traduit par :
– Un choix de végétaux moins gourmands en eau et mieux adaptés à notre environnement urbain
– La suppression progressive de surface engazonnées très consommatrices d’eau et que l’on remplace par des plantes vivaces ou arbustive
– La mise en place systématique d’un arrosage automatique
– L’introduction de nouvelles espèces ou variétés végétales dans différents endroits de la ville en essai afin de retenir celles qui répondent le mieux aux attentes et favoriser ainsi la biodiversité végétale.

Exemple dès 2007 : essai d’une dizaine de variétés d’abutilon et de grévilléa, et autres espèces.
Essais de nouveaux substrats pour des plantations en conditions difficiles telle que la sphaine du Chili dans les jardinières ou au-dessus du tunnel de Saint-Clair. Le choix de ce dernier lieu n’est pas anodin puisque ce mur régulièrement tagué est exposé au soleil toute la journée, aux embruns de la mer et aux gaz d’échappements des véhicules. Cette opération a mobilisé quatre agents pendant trois semaines.

La professionnalisation du personnel par la formation continue !.

Cette volonté se poursuit également par le suivi et l’entretien des espaces verts, notamment par :
– Le recensement du patrimoine vert terminé de la commune
– Un contrôle systématique par un organisme professionnel chargé d’étudier l’état sanitaire des palmiers (surveillance contre le papillon palmivore et le charançon rouge), organisme qui se charge également de la formation professionnelle des agents municipaux
– La mise en place d’un plan dit de “lutte intégrée”, c’est-à-dire l’utilisation de tous les moyens non ou peu agressifs pour l’environnement habituellement destinés à détruire les ravageurs et réduction drastique des pesticides. les espaces verts sont fertilisés à 100 % avec des engrais organiques ; et le désherbage est assuré par des méthodes culturales.
– L’utilisation des engrais chimiques est passée de 100 % en 2004 à 0 % en 2009 et la quantité de désherbants totaux ou sélectifs est passée de 56 litres à 20 litres puis à 0 litre également en 2009.
– L’utilisation d’engrais organiques renforce les plantes, ce qui entraîne une diminution notoire des fongicides sur les pelouses sportives (application d’un seul fongicide en 2009), puis suppression totale.

L’ensemble des espaces verts est aujourd’hui traité de manière biologique (lutte 100 % biologique, fertilisation 100 % organique).

Par ailleurs, côté matériel, le service des espaces verts utilise depuis juin 2007 des huiles et des graisses biodégradables (huile de chaîne de tronçonneuse, huile de mélange, remplacement au fur et à mesure des vidanges des huiles hydrauliques). Mais d’autres actions visant à protéger l’environnement sont désormais acquises, telles l’utilisation de paillage biodégradables, l’acquisition de véhicules propres (électriques), l’utilisation d’huile de moteur biodégradable, la gestion différenciée et la gestion centralisée de l’arrosage automatique.

Alors “Gestion raisonnée” ? elle donne pour but essentiel de respect de la biodiversité et son développement. On l’aura compris, le service des espaces verts de la commune se veut pionnier en la matière, mais il est nécessaire que ces mesures soient menées de concert. Les enjeux pour notre environnement sont vitaux, comme les dérèglements climatiques le prouvent de plus en plus souvent. Et ces démarches doivent aller bien au-delà du plaisir de regarder une coccinelle déguster une colonie de pucerons sur une fleur de laurier !