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Retour sur le 76ème anniversaire du Débarquement de Provence

Samedi 15 août 2020, la Ville du Lavandou a célébré le 76ème anniversaire du Débarquement de Provence. Emmenés par une fanfare, les membres de l’amicale des Commandos d’Afrique dont le héros lavandourain, Pierre Velsch, les porte-drapeaux, les anciens combattants et les élus du Conseil municipal ont conduit le défilé jusqu’au Square des Héros où s’est tenue la cérémonie officielle.

Comme chaque année pour marquer l’anniversaire de cette date historique et rendre hommage aux libérateurs du Lavandou, élus du Département et des Communes voisines étaient présents aux côtés des Gendarmes, des Sapeurs-Pompiers et des membres du CCFF.

En raison du contexte sanitaire, le programme des festivités a été réduit et le meeting aérien de la Patrouille de France annulé, avec l’espoir de l’accueillir à nouveau en 2021 pour le 77ème anniversaire.

Allocution de Gil Bernardi, Maire du Lavandou

Dans la nuit du 15 août 1944, un événement historique, extraordinaire, s’est déroulé à partir des rivages de la Commune du Lavandou. Et pourtant, si peu connu, ce débarquement de Provence, qui a débuté ici même, a constitué un véritable tournant dans le déroulement du second conflit mondial. Une étape décisive pour la victoire des Alliés. Quand bien même il a très longtemps été occulté par celui qui avait été lancé sur les plages de Normandie, dans le carnage que l’on sait, quelques semaines auparavant, le 6 juin, et dont il a paradoxalement assuré le succès.

Un fait d’arme que l’on enseigne à Sandhurst ou à West Point. De la pure anthologie militaire. Un exploit de légende : celui du Cap Nègre.

Car la stratégie de l’opération Anvil-Dragoon, qui a débuté sur les falaises du Cap Nègre, visait à prendre en tenailles les forces nazies et à fixer loin du front « Nord » les renforts allemands. Pour les empêcher de décimer les armées anglo-américaines qui piétinent dans le bocage normand, sous le feu roulant de la Wehrmacht, deux mois durant.

La réplique Sud de la reconquête du territoire français.

Quant à la tactique, elle relève de la gageure : engager de nuit un commando contre un objectif inapprochable et inexpugnable et l’enlever de vive force, au 4ème grenadier allemand. Une pure folie.

Cette prouesse militaire a débuté ici, sur notre Commune, par la prise d’assaut des formidables défenses côtières du Cap Nègre, qui empêchent la Naval Western Task Force, et ses 2.120 navires de progresser vers les plages de Cavalaire jusqu’à Agay. Où 400.000 hommes dont 250.000 français doivent atterrir. Pour bousculer l’ennemi sans lui permettre de se réorganiser.  

Tout s’est joué en quelques heures d’une nuit sans lune, où quelques dizaines de Commandos ont brillamment accompli la mission suicide qui leur était assignée. Portés par leur vaillance, par le sens du devoir accompli, par l’esprit de sacrifice, par l’amour de la Patrie.

Sans cet exploit, il est certain que le bain de sang eut été comparable à celui de l’opération Overlord. Que les 2000 appareils de la Méditerranean Allied Air Force, la VII° Armée américaine du Général Patch, le 6ème corps américain du Général Truscott, l’armée du Général de Lattre de Tassigny, le 1er spécial Service américain et la Task Force aéroportée du Général Frédérick auraient eu bien du mal à réduire la résistance de la 19ème armée allemande, commandée par le Général Weiss et ses 250.000 hommes, retranchés derrière les ouvrages fortifiés du Sudwall. Et le cours de la guerre en eut été probablement changé…

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