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Retour sur la célébration de la Fête nationale

Lundi 14 juillet, Gil Bernardi, maire du Lavandou, les élus du Conseil municipal, Nathalie Janet, Conseillère départementale, Agnès Boehm, élue au Rayol-Canadel, les autorités militaires, les porte-drapeaux et représentants des associations patriotiques, les membres de la SNSM et du CCFF étaient réunis au Square des Héros pour célébrer la fête nationale.

Discours de Gil Bernardi, maire du Lavandou

Ils sont tous alignés. En ordre impeccable. Qui défilent sur les Champs Elysées. Soldats de plomb aux uniformes hérités de la Grande Armée. Descendants de cette immense armée de la République devenue Empire. De ce « petit caporal » aux rêves de spectre et de couronne. Depuis l’Arc de Triomphe, mémoire de tant de combats Européens, jusqu’à la place de la Révolution devenue celle de la Concorde. Sous leurs pieds se déroule le tapis magnifique, grandiose, de l’Histoire de France. De sa superbe.

Et la France est fière de tant de bravoure brodée aux oriflammes, aux fils d’or. De ces pourpoints somptueux. De ces fourragères rutilantes, des épaulettes fringantes, de ces décorations étincelantes. De tant de courage et de sang versé pour la liberté, l’égalité, la fraternité. Autant de prétextes à « exporter » le modèle républicain aux monarchies conjurées. Napoléon à la tête de ses troupes. L’Armée d’Austerlitz jusqu’à Tilsit, du soleil de ce monarque au rayonnement de Soult et de Bernadotte, des chevauchées de Lannes et de Murat semant la déroute dans la retraite ennemie. Du tsar qui renonce. Du traité de Presbourg. De Napoléon victorieux à Iéna. De Davout à Auerstaedt. De la conquête de Berlin jusqu’à celle de Moscou ! France de gloire. D’épopée révolutionnaire.

Et tant d’autres combats gravés dans le marbre sous l’arche sacrée. Eylau, Somosierra, Cordoue, Cintra. La cinquième coalition, celle des batailles d’Essling et de Wagram, de Friedland. La logique de la Révolution : tenir face aux royaumes coalisés, et les terrasser aux idées comme au sabre. Lodi – Arcole – Aboukir…

Nos hommes défilent, porteurs de la fierté de leurs prédécesseurs, de ces ors de la Garde républicaine, de ces brandebourgs des chasseurs à cheval, de ces lames scintillantes des dragons, des officiers des fusiliers-grenadiers de la garde, des capotes et des chapeaux de ces voltigeurs, des redingotes d’apparat de ces marins de la garde Impériale à Trafalgar. Fière jusque dans les défaites que l’on impute aux trahisons.

Et la France admire les souvenirs de grandeur, récite les noms de Wagram, Carnot, Kléber, Iéna, Marceau, Friedland, Hoche. Des rayons de cette étoile scintillante en plein cœur de Paris. Toutes ces batailles épiques où nos soldats se sont illustrés pour un idéal révolutionnaire, autant que sacrifié par l’admiration de leur chef ou l’amour de la Patrie. Troupes auréolées de noms de lieux de batailles, d’actes d’héroïsme, de victoires magnifiques et de défaite sanglantes, parfois. La Berezina. Vladimir ne l’a pas oubliée. L’orgueil de Koutoussov.

Cette Armée qui s’est illustrée sur tant de champs de batailles, qui a fait trembler l’Europe jusqu’à continuer de hanter les cauchemars du Tsar actuel. Qui s’est taillé une réputation grandiose sur tant de théâtres d’opération des cinq continents au fil de deux siècles. Guerres coloniales, de conquête et de libération, des rêves d’empire, plus grands encore, et de casques bleus. De sacrifices aussi. Drakkar…. Camerone, Kolwezi, n’est-ce pas, Hans… Diên Biên Phu… Une armée d’idéal républicain et de fraternité dans la conscription.

La transposition de l’article 3 de la Constitution : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation ». Et l’Armée, c’est la Nation ! »… Lire la suite du discours

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