Ce mardi 11 novembre 2025, les autorités civiles et militaires, les présidents et membres des associations patriotiques ainsi que les écoliers de la Commune ont participé aux commémorations de la Victoire et la Paix en ce jour anniversaire de l’Armistice de 1918, et rendu hommage à tous les « Morts pour la France ».
La Marseillaise chantée par les écoliers, les messages et discours, les dépôts de gerbes et l’honneur aux morts ont rythmé cette cérémonie entourée d’un public, venu nombreux.
Discours de Gil Bernardi, maire du Lavandou
Cette journée de commémoration en Hommage à tous les « Morts pour la France », est aussi celle de la célébration d’une grande victoire ; celle de la fin d’une grande guerre surtout ; mais pas n’importe laquelle ; celle de LA grande guerre… mondiale. Une grande victoire, payée au prix fort : 20 millions de morts ; 21 millions de blessés… et 1 400 000 soldats français tués aux combats. Un carnage… Dont le 22 août 1914, trois semaines seulement après la déclaration de guerre – a été le jour le plus sanglant. Ce jour-là, alors que la montée au front ne doit être qu’une formalité – une parade – 27 000 soldats français ont perdu la vie… 27 000 soldats français tombés au champ d’honneur. En quelques heures. Et ce jour-là, dans l’apocalypse, la France comprend qu’elle n’a pas la meilleure armée du monde. Qu’elle n’est pas invincible. Qu’elle est incapable d’enrayer l’invasion Allemande ; trahie pas ses certitudes, par l’indécision de ses chefs, comme par les majorités introuvables de ses politiques ; par le pacifisme, autant que par les va-t’en guerre, son pantalon rouge voyant, son fusil Lebel, son artillerie mobile, à tir pas si rapide que celui des Allemands ; ses instructions rudimentaires… foudroyée par la supériorité de la puissance de feu de l’armée allemande. Par la fulgurance de l’agression. Et la désillusion ne fait que commencer. Et le drame est sans fin – Une longue agonie.
Une commémoration de la fin de quatre années de combats terribles, où le destin de la France, celui du continent Européen et peut-être celui du monde – celui des colonies – ont failli basculer… Chaque mois de chaque année. Jusqu’à l’épuisement.
Et une célébration qui n’est plus totalement de liesse, tant la « der des ders » s’est avérée décevante dans ses certitudes de Paix… Ni plus même rassurante face aux défis actuels. Changement de siècle et de paradigme. Et la guerre encore… Lire la suite du discours
