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Commémoration du 86ème anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940

Ce matin, jeudi 18 juin 2026, Bertrand Carletti, maire du Lavandou, les élus du Conseil municipal, Nathalie Janet, conseillère départementale, Christian Simon, conseiller départemental, Liam Joffroy-Chevrier, élu du Conseil Départemental des jeunes du Var et collégien, accompagnés  des autorités civiles et militaires, du chef de la police municipale, des représentants des associations patriotiques, des porte-drapeaux et de la SNSM ont commémoré l’Appel historique du 18 juin 1940 du Général de Gaulle au square des Héros.

Discours de Bertrand Carletti, maire du Lavandou, le 18 juin 2026

 

Monsieur Christian Simon, conseiller départemental
Madame Nathalie JANET, conseillère départementale,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs Représentant les corps constitués,
Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d’associations Patriotiques,
Messieurs les anciens combattants,
Monsieur le chef de la police municipale
Mesdames et Messieurs représentants la SNSM, la RCSC
Messieurs les portes drapeaux,
Mesdames, Messieurs,
L’écoute de l’Appel du 18 juin prononcé par le Général De Gaulle, suscite toujours, dans le coeur du patriote, l’émotion et la douleur.
Ce texte éternel est d’une grande qualité d’écriture et à travers son contenu, sa portée et son sens résonnent encore aujourd’hui les enjeux surpuissants qui dominaient la France en ce mois de juin 1940.
Au soir de la défaite, le général de Gaulle jette un cri. Et ce cri, aujourd’hui encore, parle à chacun d’entre nous.
Reprenons certaines de ses formules et les termes qu’a prononcé le Général de Gaulle.
Je le lis : …. « Les mêmes moyens qui nous ont vaincu peuvent faire venir un jour la victoire », …. « La flamme de la résistance française » …, « Je parlerai à la radio de Londres » …
En quelques mots, le ton est donné.
Et on imagine aisément dans les crépitements du vieux poste TSF, sa voix grave qui veut parler à la France et aux Français, qui s’en fait un devoir.
Ce texte est à la fois un morceau d’histoire et une étincelle dans la nuit.
La France occupée,
La France coupée en deux,
La France défaite,
La France humiliée avec l’armée du IIIème Reich qui défile sur les Champs-Élysées, marquent évidemment un jour sombre de l’histoire de France, peut-être son jour le plus sombre.
Quel courage et quelle force d’âme a-t-il fallu pour que ce Général, à peine connu, à l’autre bout de l’Europe et dans une ville étrangère, ose, seul, se dresser et dire « Non ! » au destin et à la fatalité !
Le Général de Gaulle avait une infinie connaissance de l’histoire de notre pays. C’était un militaire. Il avait une clairvoyance exceptionnelle, et dans sa déclaration, on le comprend parfaitement. Il sait qu’une défaite n’est pas une guerre.
Il sait que nos ressources sont infinies.
Il sait que demain d’autres alliés rejoindront le camp de la Liberté.
Il sait finalement que la France ne peut pas sombrer comme ça, qu’elle ne peut pas disparaître de cette façon, mise à genoux par un régime totalitaire, la force et la violence militaire.
Le Général veut parler le premier – le premier en tant que résistant – pour dire à tous qu’il ne faut pas se satisfaire de la défaite, qu’il ne faut pas l’accepter, qu’il faut combattre.
À partir de ce moment-là, et face à des forces redoutables, les premiers résistants qui rejoindront le Général, les Compagnons de la Libération, suivis très vite par des milliers d’hommes et de femmes, vont s’organiser et rentrer en lutte.
Depuis le Vercors et dans toutes les villes et campagnes de France, du Liban au Maroc, de l’Indochine à l’Afrique subsaharienne, des Français se placeront du côté du Général de Gaulle pour dire non à ceux qui ont dit oui à l’Allemagne et au régime de Vichy.
Ce sera une des épreuves les plus difficiles que notre pays aura à traverser. Pendant cinq ans de guerre et de formidables batailles sur tous les continents, les forces de la Liberté vont combattre celles du Totalitarisme.
Si la France est encore aujourd’hui à la table des grands, elle le doit sûrement à cet acte héroïque, à cet acte fondateur, à cet acte de refus patriotique que le Général de Gaulle a eu le courage de prendre.
Ne pas se résigner, se tenir toujours mobilisé, affronter l’adversité, voilà les valeurs que le Général de Gaulle a exprimé en cet instant historique.
Ces valeurs sont évidemment actuelles. Plus actuelles encore avec la crise que nous voyons tous.
Elles doivent donc nous inspirer.
Elles doivent nous donner le cap et dicter une posture, celle du citoyen, du patriote qui croit en son pays, qui croit en ses capacités à surmonter les temps difficiles.
Lire le Général de Gaulle, c’est donc comme tenir entre ses mains une carte, une carte qui nous montre avec clairvoyance, les voies de l’avenir et du chemin à prendre.
En ce sens, le texte de l’Appel du 18 juin aura toujours une part singulière et hautement symbolique. Il a été, il est et il sera le texte d’une Nation qui refuse toujours la défaite et le chaos pour elle-même.
Vive la république et vive la France !

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